Valoriser une action agro-environnementale par le marketing

jeudi 7 juin 2018

 

L'entreprise Loire Propriétés a décidé d'allier marketing et biodiversité avec la cuvée "Têtes de linotte". Une partie des viticulteurs adhérents s'est engagée dans des actions en faveur de la biodiversité, dans le cadre du label « Vignerons en développement durable ».

Valoriser une action agro-environnementale conduite sur son domaine peut se faire via du marketing. C'est ce qu'a récemment entrepris l'entreprise Loire Propriétés, l'entité commerciale d'un regroupement de 4 caves coopératives du Val de Loire. Depuis 2013, une partie des viticulteurs adhérents s'est engagée dans des actions en faveur de la biodiversité, dans le cadre du label « Vignerons en développement durable » : replantation de haies, d'arbres, de nichoirs, d'hôtels à insectes, enherbement des tournières, etc.  « Il y a une vraie volonté des vignerons d'améliorer la biodiversité du territoire, de recréer une symbiose avec la nature », note Baptiste Fabre, responsable marketing.

Construction d'un hôtel à insecte avec les vignerons

Les nombreux efforts entrepris les ont conduits à réfléchir à une meilleure façon de valoriser les vins qui étaient issus de ces territoires. Loire Propriétés a donc décidé de créer en septembre 2017 une nouvelle gamme de vins bio, dont l'axe de communication serait consacré à cette thématique si chère à l'entreprise. Le nom de la nouvelle marque : « Tête de Linotte » ; un choix directement inspiré d'un inventaire précis de la faune et de la flore qui a été conduit en 2015 dans l'appellation Chinon par un naturaliste, qui a duré plusieurs mois. Parmi les 240 espèces répertoriées, une espèce rare et protégée, la linotte, y a été découverte. « Or ce nom parlait aux consommateurs, explique le responsable marketing. Linotte s'est rapidement transformé en « tête de linotte ». Nous voulions un nom français, facile à retenir », poursuit celui-ci.

Violette blanche

La nouvelle gamme a été déclinée en 6 cuvées distinctes issues des différentes appellations : 2 rosés, l'un en Cabernet d'Anjou, l'autre en Rosé de Loire, un blanc, en Touraine sauvignon et trois rouges : Chinon, Bourgueil et Saumur-Champigny. Ces bouteilles sont destinées principalement à la grande distribution, pour des opérations ponctuelles types foires aux vins, et auprès de grossistes, donc sans possibilité « d'assistance à la vente ». Mais un petit texte sur la contre-étiquette donne l'explication aux consommateurs. « Nos bouteilles racontent une belle histoire, c'est ce que veulent les consommateurs : celle de l'engagement de nos vignerons et de leur vraie volonté de préserver les espèces ».

Ces cuvées bio se valoriseront entre 25 et 30% plus chère qu'une cuvée « générique ». L'étiquette a été elle-aussi conçue pour être visible dans les rayons et facile à retenir. Les bouteilles devraient être disponibles à la commercialisation dès le printemps 2018. « Si elles rencontrent un beau succès commercial, elles devraient donner envie aux autres vignerons de se mettre au bio », envisage le responsable marketing.

 

 

 

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