Comment attirer l’œil des médias

lundi 6 novembre 2017

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1- Soyez au clair sur votre cible produit

La communication est l’aboutissement de toute votre démarche marketing. Pour communiquer aux médias, il est essentiel d’avoir défini : votre cible consommateur, l’univers de votre vin, le discours s’y rattachant et son prix. Ce n’est qu’en ayant clarifié ces éléments que vous (et votre vin) pourrez partir à la conquête des médias.

2- Connaître les médias

Ce ne sera pas une surprise pour grand monde que de rappeler que chaque média à ses attentes propres, sa cible, sa ligne éditoriale… En un mot : sa marque, soit un peu comme vous, votre domaine et votre vin. L’objectif va être de trouver comment votre marque va pouvoir coller avec la marque du ou des médias visés de manière à attirer l’œil du journaliste. Prenons un exemple : Maxi Cuisine met en avant les bouteilles à petits prix, sa ligne éditoriale est en effet orientée vers les bons plans. Si vous cherchez à placer votre IGP Pays d’Oc à moins de 5 euros, c’est le bon média. Pour votre Pic Saint Loup à plus de 25 euros, il vaut mieux passer son chemin. D’autres médias gastronomiques cherchent davantage à susciter la rencontre et à valoriser les liens humains. C’est le cas de Saveurs qui privilégie les portraits de vignerons. Dans ce cas, pour aborder ce titre, l’erreur serait de parler uniquement de sa cuvée. C’est de vous dont il faudra causer !

3- Constituer une base de journalistes

C’est sans doute le travail qui vous demandera le plus d’efforts : constituer une base de journalistes et de blogueurs. Celle-ci doit se présenter sous forme d’un tableau contenant le nom du journaliste ou du blogueur, leur domaine de travail (ses rubriques attitrées, les thèmes dont il a la responsabilité), leur fonction (chef de rubrique, rédacteur en chef…), la famille de presse dans laquelle il exerce, le type de lectorat (grand public, professionnel…)

Pour la presse, la première méthode est de partir à la chasse aux titres dans un kiosque à journaux (ou sur Internet) et de repérer l’ours (encart où figurent les personnes qui ont participé à la réalisation du numéro) qui précise toujours quelques coordonnées de la rédaction. Mais rassurez-vous, il existe d’autres outils moins fastidieux. Le médiasig recense les journalistes de presse écrite, web, radio et télévisuelle. Vous pouvez également acheter ou louer une base de contact. Enfin, vous pouvez également faire appel à une agence de relation presse.

4- Déterminer ce que vous allez raconter

Le B.A. BA est d’avoir rédigé un kit technique. Mais au fait, de quoi est constitué ce kit ? Il s’agit de plusieurs fiches synthétiques : présentation du domaine (parcours du vigneron, surface du domaine, indications géographiques produites, type de culture, terroir…), une présentation des cuvées (nom de la cuvée, cépages, profil organoleptique, accord mets et vins…) et des photos (pack shot des bouteilles en haute définition, portrait du vigneron, du bâti…).

Armé de ce matériel, vous allez ensuite pouvoir prendre contact avec les médias. Pour se faire, mieux vaut attaquer avec une information, une histoire, une actualité ; plutôt que d’envoyer simplement le kit par mail (avec une proposition d’envoi d’échantillon) et par courrier (assorti d’échantillons). Les journalistes et les blogueurs aiment en effet les nouveautés. Ce sera facile quand vous lancerez une nouvelle cuvée ou viendrez de terminer un nouveau bâtiment. Facile aussi, si vous organisez des portes ouvertes, des concerts, des balades vigneronnes, des dîners gourmands… Mais que faire en période creuse ? Faire preuve d’inventivité et de créativité ! Rebondissez sur l’actualité et les grands marronniers des médias comme les fêtes de fin d’année, de Pâques ou encore les départs au ski ou à la mer (attention cependant aux dates de bouclage qui sont fixées un à deux mois avant la parution). Il fait un froid extraordinaire, parler hygge et du réconfort d’un verre de vin rouge au coin du feu. Il fait très chaud, miser sur votre rosé sur glace. Il n’est pas obligatoire d’avoir toujours un évènement exceptionnel pour attirer l’œil des médias.

5- Tisser des relations de qualité

Un journaliste reçoit une quantité d’informations tous les jours. Il faut donc lui envoyer des informations claires et concises. Ne rédigez pas un long courrier ou mail dans lequel votre information est noyée. La plupart des journalistes survoleront et passeront à côté de votre message. Il ne faut pas, également, hésiter à inviter les journalistes à venir sur votre domaine. Cette rencontre permet de tisser un lien de qualité et une relation pérenne. Pour ce type d’évènements, ciblez en priorité les journalistes locaux. Faire venir des journalistes géographiquement éloignés a un coût (hébergement et frais de transports). Pour les blogueurs, qui sont souvent situés à Paris, organisez plutôt des rencontres en fin de journée chez un caviste. Ils ont souvent une activité professionnelle et ne sont pas disponibles la journée. Pour l’organisation de ces évènements, veillez à la température de service du vin et à la propreté des verres (certains sont très sensibles à ce dernier détail).

Sachez que comme avec vos amis, la relation avec un journaliste prend du temps. Maintenez le lien ! Après l’envoi d’un échantillon, n’hésitez pas à appeler le journaliste pour savoir ce qu’il en a pensé. Même si les envois ne débouchent pas sur des articles, continuez à envoyer des informations régulièrement (deux à trois fois par an). C’est en étant présent que le journaliste pensera à vous lorsqu’il sera en recherche de sujet. Soyez donc patients !

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