L’Anjou-Saumur tient un salon professionnel à Nantes

jeudi 19 avril 2018

Franz Siaugues, caviste à Vertou : 'J’ai apprécié la dégustation de vins moelleux. J’en n’avais pas une très bonne image. J’ai goûté des choses bien plus équilibrées, plus fraiches, que ce que j’avais en tête.' - crédit photo : Patrick Touchais

 

Les quinze appellations angevines et saumuroises ont fait une première journée de promotion commune à Nantes. Cette opération s'inscrit dans le plan de communication des appellations.

“Je connais les appellations d’Anjou-Saumur, mais sans doute pas assez. J’étais dans le coin, donc j’en ai profité pour déguster, en particulier les vins secs de chenin”. Isabelle Paille est commerciale chez un négociant bordelais. Comme d’autres professionnels du vin, elle était conviée à une journée collective de redécouverte des appellations d’Anjou-Saumur lundi 16 avril dans un bel hôtel particulier du cœur de Nantes. “On  vend des vins d’autres régions. Dans la Loire, on vend du Touraine, mais pas encore d’Anjou. Pourquoi pas en ajouter ?”, sourit la jeune femme.

Dans ce bel écrin de la Rosière d’Artois, quinze AOC – sur les vingt-sept que compte le vignoble – étaient présentés par les vignerons, à raison de trois cuvées pour les appellations les plus confidentielles, jusqu’à une dizaine pour celles de volume.

L’objectif de la journée était double : d’abord communiquer collectivement sur l’Anjou-Saumur, ce que le vignoble n’a jamais fait. Auparavant, la communication sur les AOC était pilotée par Interloire. Depuis la refonte de ses missions – uniquement sur la promotion du Val de Loire à l’export et en France – les ODG ont dû se saisir de ces opérations. Et depuis peu, les AOC se sont dotées d’une image et d’un slogan : Anjou-Saumur, vin royal en Loire.

"Il faut refaire de la pédagogie sur nos vins"

L’autre objectif était plus simplement de faire (re)découvrir les AOC aux voisins nantais. Les vignerons estiment que leurs vins ne sont pas assez présents à Nantes, en particulier en restauration. “Il faut refaire de la pédagogie sur nos vins”, souligne Fanny Pothier, chargée des rosés.

Preuve à l’appui avec Franz Siaugues, caviste à Vertou à quelques kilomètres de Nantes : “C’est l’occasion de regoûter des producteurs qu’on connait déjà, de suivre l’évolution des appellations. J’ai apprécié la dégustation de vins moelleux. J’en n’avais pas une très bonne image. J’ai goûté des choses bien plus équilibrées, plus fraiches, que ce que j’avais en tête. Du coup, ça donne envie d’y revenir et de les représenter à mes clients”. Pari gagné donc sur ce point. Sauf que malheureusement, les professionnels ne se sont pas bousculés au cours de la journée. Seulement une soixantaine de professionnels ont fait le déplacement. Pas facile de mobiliser les restaurateurs notamment, malgré la beauté du lieu, la qualité et la diversité des cuvées. En revanche, ceux qui sont venus, étaient très intéressés par la découverte de ces vins. Peu mais pro, donc.

[Vidéo] Comment développer ses ventes sur le marché chinois ?

Par Patrick Touchais / jeudi 19 avril 2018



[Vidéo] Comment la norme RSE* peut-elle valoriser votre vin ?

Par Patrick Touchais / jeudi 19 avril 2018



[Vidéo] Comment positionner ses vins sur le segment ultra-premium ?

Par Patrick Touchais / jeudi 19 avril 2018



Partagez cette page sur

Inscrivez-vous à notre Newsletter