« Une appellation qui s'est fait sa place au sein des rosés de Provence »

mercredi 27 juin 2018

L'appellation Coteaux varois en Provence couvre 28 communes du Var pour une surface en production de 2700 ha. Cette surface est récemment passée à 2900 ha suite à une révision simplifiée de son aire en 2017 - crédit photo : CIVP

 

Obtenue en 1993, l'appellation Coteaux varois en Provence célèbre cette année ses 25 années d'existence. L'occasion de faire un point sur son développement économique avec son président, Eric Lambert.

 « Si au départ cette jeune et petite appellation par sa taille souffrait d'un déficit d'image, de notoriété et était un peu à la traîne, par comparaison à ses deux sœurs*, ce n'est plus le cas aujourd'hui, déclare Eric Lambert, président du syndicat des Coteaux varois en Provence. Elle a su se faire sa place et s'affirmer comme appellation à part-entière ». En une dizaine d'années, les prix de ses vins rosés, vracs (supérieurs à 200 €/hl) et bouteilles en linéaire, ont en effet quasiment rejoint ceux des deux autres, les Côtes-de-Provence et les Coteaux d'Aix-en-Provence.

Portées par un contexte très favorable, les ventes se déroulent elles-aussi pour le mieux, tirées par l'export, USA et Australie notamment. Quant à la production, elle a progressé de 60 % en 25 ans, en passant de 80 000 à 125 000 hl, dont 91 % dans cette couleur; un volume lui permet d'assurer à ce jour 10 % des volumes de rosés de la région.

Des caves à la pointe de la technicité

L'appellation Coteaux varois en Provence couvre 28 communes du Var pour une surface en production de 2 700 ha. Elle est récemment passée à 2 900 ha, suite à une révision simplifiée de son aire en 2017. Mais les viticulteurs réfléchissent déjà à l'agrandir : des discussions sont en cours pour entamer une longue procédure d'élargissement vers le haut-Var, auprès de l'Inao : « On manque cruellement de vins pour répondre à la demande », justifie l'élu, qui souhaiterait pouvoir à terme produire 150 000 hl de rosé. Parmi les autres pistes de développement, le syndicat compte accroître la part des surfaces conduites en bio, qui représentent actuellement 20% de la production de l'appellation. « Il y a un créneau à prendre », précise t'il.

"Des marques fortes"

Outre ce contexte très porteur, le succès de son développement serait aussi à mettre sur le compte des « efforts réalisés en termes de technicité et d'investissements » visant à améliorer la qualité des vins, aussi bien par les caves particulières que coopératives, au nombre de 9. « De l'avance a été prise, elles sont à ce jour mieux équipées que les autres », assure le responsable professionnel. Les vins de cette appellation se distinguent de ses voisines par leurs aspects « souvent plus vifs, avec de la fraîcheur : des caractéristiques, s’expliquant par un climat de type semi-continental, un sol exclusivement calcaire ou argilo-calcaire et une altitude moyenne plus élevée ».

Elle a aussi la particularité d'avoir en son sein un opérateur très majoritaire d'un point de vue volumique, l'union de caves coopératives des Vignerons d'Estandon, qui écoule un peu moins de la moitié des volumes totaux. « C'est très positif, cela permet une meilleure gestion des marchés, d'avoir des marques fortes bien valorisées aussi bien en GD, que sur le circuit CHR et à l'export », explique Eric Lambert... « A part le manque de volume de rosé produit, on a tout ce qu'il faut », conclut ce dernier.

 

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