Variation de l’étiquette autour de la quête d’authenticité

mercredi 7 mars 2018

- crédit photo : DR

 

Un message d’amour en version Pays d’Oc

Implanté en Saint-Chinian, le domaine Saint Martin des Champs cultive 90 hectares de vigne à 70 % en Pays d’Oc. « Nous présentons une nouvelle cuvée élaborée sans soufre » explique Pierre Birot à la tête de ce domaine qui distribue essentiellement en réseau CHR, grâce à un réseau de 48 agents. Baptisée « Plus on aime, moins on souffre », ce Pays d’Oc se décline en rouge et en blanc. « Il y a 10 ans, je conduisais ma vigne en bio mais une violente attaque de Flavescence dorée m’a obligé à quitter le label » se souvient Pierre Birot. Cette cuvée sans soufre vient répondre et « palier à l’absence d’offre bio sur l’exploitation ». Si pour l’instant, seulement 75 hl de chaque couleur ont été vinifiée en 2017, la cuvée est promise à une croissance car elle reçoit un bon accueil des acheteurs. Elle est positionnée à 9,5 euros.

Nature s’écrit en toute lettre

De plus en plus de domaines et maisons se lancent dans les vins qu’ils baptisent « nature ». A l’instar du Château Salitis (Cabardès) qui, en quelques années, aura opérée une mue vers les vins bios d’abord, nature et vegan ensuite. La cuvée « Nature » présente une étiquette sobre, tout comme sa vinification. Cette transformation du mode de conduite du Château Salitis se fait dans un esprit d’émulation collective : la préparation et le travail engagé ont été pensés et réfléchis avec le Château de Lascaux (Languedoc et Pic Saint Loup). « Nous nous sommes faits accompagnés par l’œnologue Jean-François Vrinat afin de déterminer l’itinéraire œnologique de cette cuvée Nature. Notre objectif, pour cette vinification 2017, était de sortir environ 20 000 cols chacun. Au final, nous proposons une cuvée vinifiée sans aucun apport exogène » indique Frédéric Maurel à la tête du Château Salitis avec sa femme Anne Marandon-Maurel. Les deux propriétés ne comptent pas en rester là. Elles lancent leurs premières expérimentations de conduite biodynamique à la vigne. Et cherchent à convaincre l’ensemble des adhérents de Abbayes Châteaux en Languedoc (SRAL de commercialisation de six domaines sur le marché français) à se convertir à l’agriculture biologique.

Les hackers du vin

Les cuvées engagées fleurissent, aimant se faire subversives ou provoquantes. Les gammes « Les dissidents » et « Les préjugés » s’inscrivent dans ce marketing, tout en reprenant les codes de la naturalité en épurant au maximum les étiquettes. Nouveauté de la Maison Ventenac (Cabardès), les dissidents comptent quatre cuvées (Paul, Patience, Puritaine et Candide) qui sont le résultat de cinq ans de travail de recherche en matière d’élevage, une passion du vinificateur Olivier Ramé. Paul est un cabernet franc élevé en jarre, Patience est un cabernet franc élevé en foudre, Puritaine est une syrah en jarres et Candide un chenin en foudres. Très peu de volumes sont disponibles pour ces quatre cuvées pointues, positionnées à un PVC de 18 euros. La gamme « Les préjugés » compte trois cuvées. Elles sont le développement en volume plus importants (20 000 cols) de ce travail d’élevage. Leur PVC est 8.5 euros.

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